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PERSONNAGES CELEBRES

 

JAMES BOSWELL

(1740-1795)

 


 

Boswell est un avocat et écrivain Ecossais.

Il a 25 ans lorsqu'il entreprend un voyage à travers l'Europe où il rencontre notamment Voltaire et Jean-Jacques Rousseau. Ce dernier lui remettra une lettre de recommandation pour Pascal Paoli.

Parti de Livourne le 11 octobre 1765, Boswell débarque en Corse, dans le petit port de Centuri, le 12 et part à la recherche de Paoli jusqu'à Sollacaro où il arrive le 22 octobre; Malgré un premier contact assez froid (Paoli qui se savait menacé, le soupçonnait d'être un espion) les deux hommes finiront par s'apprécier et se lieront d'une amitié fidèle qui sera le soutien principal de Paoli pendant son exil Londonien de 1769 à 1790.

Après avoir passé une huitaine de jours aux côtés du Général, Boswell repartira pour Corte le 29 octobre.

Il passera ensuite par Morosaglia et Vescovato avant de parvenir à Bastia le 9 ou le 10 novembre. Muni d'une lettre de recommandation de Paoli pour le commandant Marbeuf, il sera l'hôte de ce dernier pendant plusieurs jours. Il quittera la Corse le 20 novembre.

Durant tout le temps qu'aura duré son séjour, il aura été étroitement surveillé par la république de Gênes qui le soupçonne d'être un agent politique au service de l'Angleterre.

 

Admiratif devant la tentative d’organisation d’un État démocratique dans l’île et de la volonté de s’affranchir de toute tutelle étrangère, il se fera l'ambassadeur de la cause corse auprès de l’Europe des lumières en publiant en 1768 son célèbre An Account of Corsica, qui sera traduit en plusieurs langues et qui remportera un éclatant succès.

Dans son livre, The Journal of a Tour to that Island and Memoirs of Pascal Paoli, Boswell relate son voyage dans l'île, les moeurs de ses habitants, sa rencontre avec Paoli dont il deviendra le porte parole.

 

Subjugué par la beauté sauvage du pays qu'il parcourt à dos de mulet et fortement impressionné par l'aura du Babbù Boswell a écrit : « Je crus trouver en Corse ce que personne n’allait voir, et ce que je ne trouverais en aucun autre endroit au monde ; un peuple combattant actuellement pour sa liberté, et s’élevant par ses propres forces d’un état de bassesse et d’oppression à celui du bien-être et de l’indépendance ».

« Je voyais en Paoli mes idées les plus grandes se réaliser; il m’était impossible, quelles que fussent mes spéculations, d’avoir en le voyant une idée médiocre de la nature humaine ».

 

Lorsque la France envahit l'intérieur de l'île, Boswell ouvrit une souscription et utilisa les sommes ainsi acquises pour procurer aux patriotes corses les moyens financiers de faire la guerre. D'Ecosse partira en décembre 1768 un navire chargé d'armes et de munitions.

Mais le destin d'une île où, dit-il, "j'avait grimpé sur un rocher et plongé en plein milieu de la vie. » était désormais scellé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

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Date de mise à jour pour cette page : 10 décembre 2017