COPYRIGHT:  Décembre 2007 - Jacques Simon TIMOTEI
 

PERSONNAGES CELEBRES

 

NAPOLEON BONAPARTE 

(1769 ? - 1821)

 


 

Quand la Corse, par le honteux traité de Versailles signé le 15 mai 1768, est sous la forme d'une vente à crédit déguisée, rachetée à Gênes par la France, voltaire écrira: "... Ainsi donc, en cédant la vaine et fatale souveraineté d'un pays qui lui était en charge, Gênes faisait un bon marché; et le roi de France en faisait un meilleur.  Il reste à savoir si des hommes ont le droit de vendre d'autres hommes; mais c'est une question qu'on n'examinera jamais dans aucun traité."

Il est important de souligner qu'à la naissance de Napoléon, la Corse est toujours une possession Génoise. Le décret d'annexion de la Corse à la France (qui n'était alors que l'occupant) ne sera voté que le 30 novembre 1789 au mépris des traités internationaux et de tout engagement bilatéral. Ce sera d'ailleurs la manière d'agir de Napoléon (et par la suite de Hitler et de Mussolini) en Europe et dans tous les territoires conquis.

 

On dit qu'un an plus tard, le 15 août 1769 (mais le mystère de cette naissance reste entier), jour de l'assomption, dans la maison familiale, Letizia Ramolino met au monde son deuxième enfant 'Giuseppo Nabulio', dont les mauvaises langues affirment déjà qu'il n'est pas le fils de Charles, mais celui du comte De Marbeuf (toute sa vie, Napoléon s'interrogera d'ailleurs sur les origines de sa naissance) . L'enfant ne sera baptisé que le 21 juillet 1771 par son oncle l'archidiacre Luciano à la casa Buonaparte et non pas dans la cathédrale d'Ajaccio, comme le veut la légende car, en raison de ce sacrement tardif (on baptisait les nouveaux-nés quelques jours après leur naissance mais jamais après plus d'une dizaine de jours), l'église l'avait refusé. Marbeuf qui en était le parrain, avait demandé au procureur Laurent Giubega de le représenter.

Napoléon, comme ses frères et soeurs est un enfant illégitime de Carlo Maria Buonaparte et de Letizia Ramolino. En effet, nulle part dans les registre de l'état civil, il n'a été trouvé trace d'un acte de mariage à leurs noms.

Transgressant les lois de l'hérédité, les historiens ont voulu que Napoléon soit Corse; Mais les Buonaparte sont les descendants d'une modeste famille de colons Génois  originaires de Sarzana, venus s'installer dans l'île en 1492.

Napoléon, dont l'acte de naissance original a curieusement disparu des registres de l'état civil, serait né le 05 février 1768 à Corte. D'ailleurs, lors de son mariage avec Joséphine, Napoléon déclare lui même être né à cette date. (c'est aussi à cette époque, et selon le souhait de son épouse, qu'il francisera son nom en l'écrivant désormais "Bonaparte"). De plus, de nombreux documents tendent à prouver qu'il y aurait eu substitution entre son acte de naissance et celui de son frère Joseph.

 

Voir la copie des actes de Naissance de useppo Nabulione

 

C'est toujours à partir de la substitution et la fabrication de faux documents, grâce à la délivrance de lettres de noblesses par le grand Duc de Toscane, grâce à l'appui de Marbeuf et à une certaine complaisance conjugale que Carlo Maria, le père de Napoléon, sera anobli en 1771.

Le comte De Marbeuf jouera un rôle important au sein de la famille des De Buonaparte (il est aujourd'hui certain qu'il était devenu l'amant de Letizia et que Carlo s'en accommodait parfaitement). C'est notamment grâce Marbeuf que le jeune Napoléon (et ses jeunes frères Joseph puis Lucien), accompagné de son père et muni d'un faux certificat d'indigence, sera admis au collège d'Autun où l'évêque, Mgr Marbeuf, n'est autre que le neveux de Marbeuf. Trois mois après, Napoléon entrera à l'école militaire de Brienne dans laquelle, contrairement à la légende, il y suivra des études très médiocres (Il est utile de rappeler ici, qu'il n'a pas 11 ans, que sa langue maternelle est l'Italien et qu'il maîtrise encore très mal  le Français).

 

Les armes des Buonaparte

Les armes de la famille portaient : la couronne de comte, l'écusson fendu par deux barres et deux étoiles, avec les lettres B.P. qui signifient Buona Parte., le fond des armes rougeâtres, les barres et les étoiles bleues, les ombrements et la couronne jaune.

Officier déserteur de l'armée Française car plus souvent en permission que dans son régiment, Napoléon, qui gravira cependant rapidement les échelons, tente de faire une carrière en Corse auprès de Paoli qui se méfie de lui et qui ne l'aime pas.

Son père Carlo, ne l'a-t-il pas déjà trahi en jouant un double jeu?

 

Hitler aux invalides

 

 

Ode aux Français

Par F.Cheron

Loyaliste dans une France qu'il n'aime pourtant pas ("féroces et lâches, les Français joignent aux vices des Germains ceux des Gaulois. Ce sont des gens de naissance abjecte et c'est le peuple le plus hideux qui ait jamais existé"-lettre à Goubico, greffier des Etats de Corse), séparatiste en Corse, tantôt de gauche, tantôt de droite selon les circonstances, Napoléon n'est qu'un opportuniste et un ambitieux sans aucune loyauté, un intriguant jouant un double jeu. En 1792, il parviendra cependant à se faire élire lieutenant colonel de la garde nationale en obtenant 522 voix alors qu'il n'y a que 492 inscrits !

 

Ecarté par Paoli qu'il trahira à son tour (comme l'avait déjà fait son père) en le faisant dénoncer à la convention par son frère Luciano (ce qui fera dire au vieux général: " Questo birbone, questi figli di Carlo, nés dans la fange du despotisme, élevés aux frais du pacha Marbeuf, maintenant associés aux brigands des clubs, aux massacreurs de septembre..."), le 11 juin 1793, Napoléon est contraint de s'enfuir  après L'épisode de Bocognano et le saccage de sa maison par les Paolistes. Il ira tenter sa chance sur le continent et la révolution lui ouvrira les bras en le transformant en général Vendémiaire. La Corse deviendra pour lui, l'objet d'une rancune permanente et incurable.

 

Il écrira plus tard à Salicetti ces mots regrettables: "... J'ai donné, citoyen commissaire, l'ordre qu'on arrête le citoyen Panatieri, secrétaire de Paoli. Cet intriguant prônait encore en Corse le nom de Paoli qu'il est de l'intérêt des amis de la république et de la liberté d'effacer du souvenir des Corses...". (De Vérone, lettre du 26 octobre 1796).

 

A partir de ce moment Napoléon dévoilera sa véritable personnalité. Opportuniste, ambitieux, arrogant et mégalomane, il sera l'homme qui provoquera, à l'instar d'Hitler, le plus épouvantable génocide de tous les temps (les fours crématoires en moins).

 

La France perdra près de deux millions d'hommes dans les différentes campagnes engagées par le dictateur. Celui que la France appellera l'ogre a tout au long de ses dix huit ans de pouvoir suprême,  supprimé toutes les libertés publiques, censuré la presse, rétabli la peine de flétrissure, emprisonné, massacré, torturé, pillé, énoncé des lois anti-juives, rétabli l'esclavage aux Antilles et organisé entre 1802 et 1814, le génocide et la déportation en Corse (qu'il aurait voulu transformer en colonie si son frère Lucien ne s'y était opposé) de plus d'un demi millier de forçats Haïtiens et Guadeloupéens soupçonnés de révolte contre la France. Ces hommes serviront majoritairement de main d'oeuvre bon marché à l'assèchement des marais, à l'ouverture du cours Sainte Lucie (futur cours Napoléon) à Ajaccio et à la construction de la route principale (dénommée route royale puis route impériale) d'Ajaccio à Bastia.

Après le Directoire, le coup d'Etat du 18 brumaire de l'an VIII (9 novembre 1799), transforme la France en dictature (le Consulat) puis en monarchie Impériale (l'Empire).

 

Le 09 avril 1797, Napoléon écrit à l'exécutif du Directoire la lettre suivante: " Pour que la Corse soit irrévocablement attachée à la République, il faut: 1°- Y maintenir deux département (mais il fera le contraire); 2°- N'employer dans les places à la disposition du gouvernement aucun Corse; 3°- Choisir une cinquantaine d'enfants et les répartir dans les différentes maisons d'éducation de Paris."

Une mesure prise par le Directoire en comité secret le 22 frimaire an IX (13 décembre 1800) met la Corse "hors-la-loi" et le 15 décembre 1800, le Ier Consul, qui a donné à Miot les pleins pouvoirs en Corse, lui écrit : " Vous commencerez par instituer votre tribunal extraordinaire et vous ferez exécuter tous ceux qui seraient détenus dans les prisons d'Ajaccio comme assassins, voleurs ou provocateurs à la rébellion. Vous donnerez l'ordre à 60 gendarmes du Golo et à 100 gendarmes du Liamone de se rendre à Tallano avec le chef de brigade de gendarmerie et 600 hommes de ligne et, s'il était nécessaire, vous ferez marcher les colonnes mobiles des gardes nationales... On brûlera les maisons des principaux rebelles, telles que celles de Quenza et de Cesari et l'on ne reviendra de l'expédition que lorsqu'on aura pris les rebelles et qu'on les aura forcés à quitter l-île ...". 

Napoléon devient alors le bourreau d'un peuple et d'une île qui l'a vu naître en donnant à Miot d'abord puis à Morand ensuite tous pouvoirs pour leur permettre d'exercer sans limites une féroce répression. Après le départ de Miot, le sinistre Morand arrive en Corse en 1801 pour y faire régner la terreur : Des villages sont incendiés, les populations sont massacrées ou emprisonnées, les parents des rebelles sont exécutés froidement ou pendus. En 1808, dans le Fiumorbu, 167 habitants de la commune d'Isulacciu sont arrêtés et enfermés dans l'église  avant d'être conduits enchaînés à Bastia: 146 sont emprisonnés à Toulon et n'en sortiront que morts, 26 sont emprisonnés dans la citadelle et 9 sont fusillés.

L'année suivante 29 personnes sont arrêtées à Ajaccio et jugées sommairement: 11 sont acquittées, 4 sont condamnées à la déportation à vie, les autres sont mises à la disposition du général Morand qui sous la pression des élus finit par être rappelé en 1811. Il sera remplacé par Berthier dont les méthodes et les exactions se révèleront identiques à celles de son prédécesseur.

 

En 1804, l'édition du code civil, "oeuvre" particulièrement misogyne, placera la France au rang des pays les plus arriérés de la planète. 

En 1809, l'invasion des états pontificaux vaudra même à Napoléon d'être excommunié par le pape Pie VII.

Le 12 avril 1814, à Fontainebleau, alors que son Empire s'est effondré, Napoléon tente de se suicider en avalant une fiole de poison mais il ne peut éviter son exile à l'île d'Elbe.

 

 

 

Napoléon à l'Ile d'Elbe

 

Le 1er mars 1815 Napoléon s'évade. Ce sera le dernier "vol de l'aigle", les cents jours, le carnage de Waterloo qui en une seule journée (18 juin 1815) fit plus de 56000 victimes, l'abdication et Sainte-Hélène.

A l'annonce de son abdication le 14 avril, le maire d'Ajaccio, François Levie, hisse le drapeau de Lys sur le clocher de la cathédrale. Le buste de l'empereur, qui se trouvait dans la salle du conseil municipal, est jeté à la mer sous les huées d'une population en délire et le soir venu, un grand feu est allumé sur la place du Diamant  pour procéder à l'autodafé de toutes les images représentant l'usurpateur. Les Corses se souvenait que nul autre que lui n'avait jamais fait autant de mal au peuple dont il était issu.

Le lendemain, toutes les rues de la ville qui portent le nom des Bonaparte sont débaptisées, une loi du 12 janvier 1816 (dite "loi de clémence royale" condamnant à la proscription les régicides) exile les Bonaparte et leur interdit de posséder des biens en France.

Le 24 février 1821, à Sainte-Hélène, peut de temps avant sa mort, Napoléon confiera au Maréchal Bertrand: "La Corse n'est pour la France qu'un inconvénient, une verrue qu'elle a sur le visage. Choiseul disait que si d'un coup de trident on pouvait à la Neptune, enfoncer la Corse sous la mer ce serait un bon débarras... et il avait raison."

Le 21 juillet 1821 seulement, la mort de "l'ogre", annoncée par quelques lignes parues dans le journal de la Corse, laissera les habitants de l'île pratiquement indifférents. Pays meurtri du temps du plus illustre de ses enfants, la Corse subit alors le mépris, l'hostilité et la calomnie. Elle en ressent une profonde humiliation génératrice d'accès et de colère.

En définitive, Napoléon se sera montré très infidèle et peu intéressé par une île dans laquelle il aura encouragé une logique de politique coloniale et répressive au détriment d'une politique d’intégration démocratique.

 

Pourquoi cet homme, qui de nos jours serait traduit devant la cour pénale internationale pour crimes de guerre contre l'humanité (*) , qui au cours de ses différentes campagnes s'est également transformé (comme Hitler) en véritable pilleur d'oeuvres d'art dont un grand nombre sont venues enrichir la collection personnelle de son oncle le Cardinal Joseph Fesch, qui a laissé la France complètement ruinée et appauvrie et qui après y avoir installé un régime totalitaire dont Hitler et bien d'autres dictateurs se sont inspirés, est-il devenu une légende, un mythe?... Les mensonges répétés de l'histoire qu'on nous enseigne à l'école et dans les livres, masquent parfois des vérités honteuses. Chateaubriand disait que quand un homme était devenu fameux, on lui composait une enfance et une vie de légende et Victor Hugo écrivait que l'histoire se tait volontiers sur le côté gênant des faits : "Il serait temps que l'histoire entra dans la voie des aveux".

 

(*) Le 25 mai 1796 à Binasco il donne l'ordre à Lane de brûlé le village. Le 26 mai 1796 à Pavi, tous les membres de la municipalité sont fusillés, il donne l'ordre de tirer au canon sur 10.000 paysans qui fuient dans les rues de la ville, l'armée est autorisée à se livrer au pillage. A Faenza, à Imola, à Verone, de féroces répressions s'ensuivent également : "Tous village où l'on aura sonné le Tocsin sera sur le champs anéanti". Le 07 mars 1799 à Jaffa, il fait froidement fusiller et achever à l'arme blanche 3000 prisonniers Albanais et assassiner plus de 200 soldats Français victimes de la peste, etc...

 

 les mystères du masque et du tombeau de Napoléon.

     

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Date de mise à jour pour cette page : 19 décembre 2017