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PERSONNAGES CELEBRES

 

Fançois-Marie AROUET

Dit VOLTAIRE

(1694-1778)

et

Jean-Jacques ROUSSEAU

(1712-1778)


 

Les 8 et 9 mai 1769 marquent la fin d'un rêve d'indépendance. Les troupes du Général Paoli composées de volontaires Corses et de mercenaires prussiens, dans un combat trop inégal, subissent une défaite sanglante face aux soldats du roi Louis XV.

A propos de cette bataille Voltaire écrira : « L'arme principale des Corses était leur courage. Ce courage fut si grand que dans un de ces combats, vers une rivière nommée Golo, ils se firent un rempart de leurs morts pour avoir le temps de recharger derrière eux avant de faire une retraite nécessaire ; leurs blessés se mêlèrent parmi les morts pour affermir le rempart. On trouve partout de la valeur, mais on ne voit de telles actions que chez les peuples libres ... Il y eut dans ce pays douze soulèvements que les Corses appelèrent efforts de liberté, et les Génois crimes de haute trahison". (extrait du précis du siècle de Louis XV).

 

Emu, fasciné même, par l’héroïsme de Pascal Paoli dont la légende, de son vivant, passionne l’Europe des Lumières, Voltaire disait de lui "qu'il était plus législateur encore que guerrier, que son courage était dans l'esprit" et s'exclamera : "Toute l’Europe est corse ! " .

 

Après la bataille de Ponte-Novu, Paoli qui s'était employé à faire du peuple Corse une nation et de son île un Etat (avec une armée, une monnaie, une université) qu'il voulait doter d'une Constitution, s'exila en Angleterre. Il ne reviendra en Corse que 20 ans plus  tard pour être courtisé par le jeune Napoléon qui ambitionne de faire à ses côtés une carrière politique.

 


 

Jean-Jacques ROUSSEAU

 

Pour le projet de rédaction d'une constitution souhaitée par Paoli, Jean-Jacques Rousseau avait été sollicité par Mathieu Buttafuoco.

Dans le Contrat social ou Principes du droit politique, il avait écrit: " Il est encore en Europe un pays capable de législation, c'est l'île de Corse. La valeur et la constance avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté, mériterait bien que quelque homme sage lui apprît à la conserver. J'ai quelque pressentiment qu'un jour cette île étonnera l'Europe".

 

C'est à Buttafuoco que revient l'ambition d'avoir fait naître dans l'esprit de Rousseau, un projet de Constitution pour la Corse. Officier de l'armée Française, Buttafuoco avait suggéré à Choiseul d'aider les corses contre Gênes et de s'entendre avec Paoli. Il fut, jusqu'en 1768,  l'intermédiaire entre le ministre et Paoli qui lui accordait toute sa confiance, bien à tort.

 

Buttafoco, qui alla même jusqu'à traité Paoli de « charlatan politique », dans un manifeste diffusé dans l'île, mais que Jean-Jacques Rousseau tenait pour un très galant homme, instruit et doué d’esprit, avait toujours été d’avis que l’île ne pouvait être une république, que ses ports seraient constamment aux mains des étrangers, que les Corses, entourés et resserrés de toutes parts, n’avaient dans l’intérieur qu’une liberté de nom, qu’il valait mieux, comme il disait à Paoli, « renoncer à l’idée flatteuse, mais inconsistante d’une malheureuse indépendance ». Aussi, avait-il en 1768 levé deux légions de volontaires Corses pour aller combattre contre leurs propres frères, et, d’ailleurs il servait depuis l’âge de neuf ans dans l'armée Française.

Buttafoco fut considéré un temps comme un traître par les Corses car il composa avec les Français. Sa maison fut saccagée, brûlée, et sa vie mise à prix.

     

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Date de mise à jour pour cette page : 10 décembre 2017