COPYRIGHT:  Décembre 2007 - Jacques Simon TIMOTEI
 

PERSONNAGES CELEBRES

 

GEORGES CLEMENCEAU

(1841-1929)

 


 

Le 31 août 1921, le navire "Le Liamone" qui a appareillé de Marseille, la veille à 16 heures, accoste dans le port d'Ajaccio au petit matin vers 05 heures. A son bord se trouve un vieil homme que tout le monde surnomme  "le père de la victoire. Malgré l'heure matinale, une foule enthousiaste se presse au bas de la passerelle.

Georges Clemenceau, qui vient en Corse pour la première fois, répond à l'invitation de son grand ami Nicolas Pietri qui est venu l'accueillir en compagnie des autorités locales et qui va lui servir de guide tout au long de son séjour dans l'île.

 

Après avoir serré quelques mains, il se rend à l'hôtel de France où l'attend un copieux petit déjeuner avant de commencer sa visite par le Casone puis de poursuivre par le Salario pour admirer le panorama de la cité. Il visite ensuite les îles sanguinaires et la maison des Bonaparte avant de se rendre à l'hôtel de ville pour y découvrir le musée napoléonien.

Il est près de midi lorsqu'il quitte Ajaccio pour Olivese, village de l'épouse de Nicolas Pietri qui vient d'en être élu maire. Il y passe la nuit et le lendemain matin, il entame une longue tournée en automobile qui va d'abord le conduire le 1er septembre, à Sartène, Bonifacio, Porto-Vecchio et retour à Olivese; le 03 septembre, à Vizzavona et Corte, les 04, 05 et 06 septembre, à Belgodere où il passe deux nuits, Calvi, Ile-Rousse, Saint-Florent, le cap-corse; le 07, il est à Bastia puis à Corte. Partout où il passe, la population lui fait un accueil triomphale. A Sartene, ville natale de Nicolas Pietri, c'est une pluie de fleurs et de riz; le soir à l'hôtel de ville, le ténor Cesar Vezzani chante "La Marseillaise" et poursuit avec plusieurs chansons de son répertoire.

Au col de Vizzavona, ce ne sont pas des bandits qui lui barrent la route, mais des jeunes filles venues lui offrir des bouquets de fleurs.

"Le tigre" s'accorde ensuite deux jours de repos à Olivese avant de reprendre le bateau le 10 en compagnie de son ami Nicolas Pietri.

 

Dans le discours qu'il prononce à Sartène, Clemenceau, va évoquer cette erreur de jeunesse qui lui fit prononcer ces mots malheureux du 03 mars 1871:

"Que la Corse cesse immédiatement et irrévocablement de faire partie de la République française".

Il dira: "... Je me figurais malaisé et difficilement réalisable la fusion de votre caractère avec celui du peuple français. Eh bien, je me trompais! Et cette révélation pour moi à quelque chose d'inattendu et de profondément révélateur dont je suis, je ne vous le cache pas, enthousiasmé [...], je découvre en vous des Français , de purs Français de belle et rare qualité".

 

Cliquer sur une photo pour l'agrandir

 

 

 

 

 

 

 

     

Me contacter

Haut de page

Date de mise à jour pour cette page : 20 décembre 2017