COPYRIGHT:  Décembre 2007 - Jacques Simon TIMOTEI
Bibliographie Livre d'or ***
 

 

 

VISITER BASTIA

ENTRE PASSE ET PRESENT

 

Vous pouvez écouter sur cette page un extrait de la chanson "Canzona per Bastia"

interprétée par I CHJAMI AGHJALESI

 

TERRA NOVA

 

 

LA CITADELLE

Bastia a été la capitale de la Corse pendant toute l’occupation génoise qui dura jusqu’en 1768.

Véritables chemins de mémoire, les ruelles de la citadelle sont une véritable immersion dans le passé. Autour du palais des gouverneurs se trouve le pavillon des Nobles Douze et dans cette enceinte de la citadelle dont les remparts ont été érigés entre 1575 et 1626, s’est alors développé un nouveau quartier, Terra nova, qui abrite entre autre l’église Sainte Marie, l’Oratoire Sainte croix et la maison où séjourna Victor Hugo enfant.

La citadelle a été inscrite sur la liste des monuments historiques en 1935 et classée en 1977.

 

 

LA PORTE LOUIS XVI

Cette porte était autrefois l'unique accès de la citadelle. Beaucoup plus tard, en 1936, fut percée la porte à tourelles devant la cathédrale Saint-Marie de l'assomption.

L'entrée de la citadelle se signale par sa porte monumentale entièrement retravaillée en 1775 par les entrepreneurs des fortifications du Roi, Claude Bertrand et Antoine-Joseph Flach. Au dessus de la porte sont gravées les armoiries du Royaume de France. Les fleurs de Lys sur le blason, ont été vandalisées par les révolutionnaires.

La reconstruction des remparts ainsi que le bastion Saint-Jean Baptiste datent de 1575 tandis que les bastions Saint-Charles et Sainte-Marie datent de 1596.

En pénétrant dans l'enceinte de la citadelle, à gauche de la porte d'entrée se trouvait la potence destinée aux exécutions capitales.

Les fortifications et la porte ont été inscrites à l'inventaire des monuments historiques en 1935.

 

 

LE PALAIS DES GOUVERNEURS

En 1380, un noble génois, Leonello Lomellino, fait édifier sur un promontoire situé au dessus de l’anse de Porto-Cardo (le vieux port actuel) une tour, la bastia, qui donnera son nom à la ville. Cette tour sera transformée plus tard en castello puis agrandie pour devenir en à partir de 1453, la résidence principale des gouverneurs génois.

Transformé en caserne par les Anglais durant la période du royaume Anglo-Corse, le bâtiment, repris par les français en 1796 devient la caserne watrin.

En partie détruit par les Allemands en 1943, il a été reconstruit et abrite depuis 1952 le musée d’art et d’histoire de Bastia.

Le palais des gouverneurs a été classé monument historique en 1977.

 

 

LE PAVILLON DES NOBLES 12

Place du Donjon

Construit à partir de 1703 le Pavillon des Nobles Douze était la résidence du représentant élu du "Deçà des monts" délégué auprès du gouverneur génois.Chaque année, douze représentants étaient élus pour occuper ce poste, chacun à leur tour pendant un mois. Le Noble du mois avait un rôle de conseiller et accompagnait le gouverneur dans ses déplacements à travers l'île. Il était également chargé de veiller à l’entretien et à la sécurité des routes et chemins. Il exerçait un pouvoir de décision lors de procès importants et d’affaires graves.

Le bâtiment des Nobles Douze est accolé au Pavillon de l’entrée, de fondation plus ancienne, qui abritait le corps de garde des soldats génois et dont l’étage servait d’appartement à l’officier principal. Les travaux de remaniement de l’entrée de la Citadelle, commencés dès 1775, ont profondément bouleversé le bâtiment. Le corps de garde, reconstruit en 1778, est surhaussé de deux étages pour le logement des officiers.

Au XIXe siècle, le Pavillon des Nobles Douze est affecté à l’Armée. Sous le second Empire, y siège le Conseil de Guerre.

 

 

LA CATHEDRALE SAINTE-MARIE

Avec ses 44,75m de long sur 23,53m de large et 17,20m de haut, c'est l'une des plus belles églises de Bastia.

C'est en 1604 que Monseigneur Girolamo del Pozzo pose la première pierre d'un édifice dont les travaux sont confiés à Cristoforo Marengo, originaire de Savoie. En 1619, les travaux intérieurs de Sainte-Marie sont terminés, le clocher est achevé en 1620 et Monseigneur Giulio del Pozzo, neveu du précédent évêque consacre la cathédrale le 17 juillet 1625. La façade, oeuvre de maîtres génois, sera entreprise par la suite et terminée vers 1670.

 

 

COUVENT SAINTE CLAIRE

Fondé en 1600, cet ancien couvent des Clarisses abritait environ 60 religieuses choisies parmi les meilleures familles de l’île. Sur la première marche de l’escalier d’entrée du couvent on pouvait lire ce vers de Dante : "lasciate ogni speranza voi ch’entrate". Les seules personnes de sexe masculin qui avaient le droit de pénétrer dans l’enceinte du couvent une fois par an, le jour de la Sainte-Claire, était le Gouverneur de la Corse et l’aumônier.

Désaffecté sous la révolution, occupé ensuite par le Génie militaire, le couvent est transformé au cours de l’année 1818 en maison d’arrêt pour y loger les prisonniers qui se trouvaient auparavant dans les souterrains du palais des gouverneurs. L’église Sainte claire est alors entièrement dépouillée pour être transformée et divisée en multiples cachots.

En 1993, la prison de Saint-Claire est désaffectée et tous les prisonniers sont transférés dans la nouvelle prison de Borgo qui vient d’ouvrir ses portes.

Cette vieille bâtisse de 930m2 a été rachetée par une société hôtelière Ajaccienne en 2002 mais reste depuis à l'état d'abandon.

 

 

LA POUDRIERE

A Pulverera - U Chjostru

 

 

L'HOPITAL

L'ancien hôpital génois situé dans le quartier de la citadelle a été créé en 1546. Il a d'abord servi de centre d'accueil pour les enfants abandonnés avant de devenir le premier hôpital civil de Bastia. Il a ensuite été respectivement transformé en crèche municipale puis en école techniques pour jeunes filles.

 

 

LA MAISON PROGHER

Anciennement, cette maison située sur la place Santa-Maria, appartenait à la famille Morello (devenue Morelli), une longue lignée de riches commerçants et de magistrats dont certains siégèrent comme Anziani, installée à Bastia au milieu du XVIème siècle. Ignazio Francesco Morelli fut avocat puis président du Conseil Supérieur de la Corse au XVIIIe siècle.

Au XIXe siècle, cette imposante maison est devenue la maison Progher, une riche famille de cafetiers d'origine suisse étaient établis à Terranova dès le début du XVIIIe siècle.

Le 18 janvier 1803, Léopold Hugo, accompagné de ses trois fils Abel (4ans), Eugène (2ans) Victor (11 mois) et de leur gouvernante Claudine, s'installe au premier étage de la maison Progher.

Une plaque de marbre apposée sur la façade de la maison le 13 août 1950 rappelle que Victor Hugo y a vécu tout enfant.

 

 

LE SEMINAIRE

Construit en 1663, cette imposante bâtisse qui remplace l'ancien séminaire datant de 1584, était annexée au Palais épiscopal par un passage voûté. Le bâtiment fut agrandi en 1702 par l'évêque Andréa Delle Rocca.

Comme beaucoup d'édifices génois, il devint sous la révolution propriété de l'état qui le transforme en entrepôt de l'armée avant de l'affecter au logement des troupes. Vers 1832, le vieux séminaire, devenu "caserne du Séminaire" (il deviendra la "caserne Casabianca" à la fin du XIXe siècle) est réaménagé pour permettre la création de divers ateliers de l'armée.

 

 

LE COUVENT DES TURQUINES

La fondation du couvent date de 1613. Il appartenait à l'ordre religieux génois des soeurs Turquines, ainsi dénommées parce qu'elle portaient un habit bleu (Turchino, en italien). Sous la révolution, par la loi du 10 juillet 1791, l'édifice devient propriété de l'état et est transformé en caserne, "la caserne des Turquines". A la fin du XIXe siècle, le bâtiment est renommé en "caserne Sebastiani".

Aujourd'hui, une partie de cet ancien couvent abrite un lycée d'enseignement professionnel.

 

 

TOUR DU VIEUX SEMINAIRE

Rue de l'Evéché

Ce bâtiment est l'un des plus ancien du quartier de la citadelle puisqu'on retrouve les traces de sa construction dans un acte notarié datant de 1584. Le fonctionnement du séminaire eut un important retentissement dans l'éducation des étudiants qui se firent de plus en plus nombreux au cours du XVIIème siècle. En raison du manque de place, l'institution abandonna ces locaux vers 1664 pour s'établir non loin de là.

Sous la révolution le séminaire devient propriété de l'état qui l'utilise pour y loger l'armée jusqu'en 1857 où il est remis aux Domaines.

C'est aujourd'hui une propriété privé à usage d'habitations.

 

 

 

TERRA VECCHIA

 

 

LE COUVENT DES MISSIONNAIRE LAZARISTES

Cours Henri Pierangeli

La partie la plus ancienne de l’établissement a plus de trois cents ans. Elle est constituée par l’ancien couvent de la "Société des Prêtres de la Mission" dite également "Congrégation des Missionnaires Lazaristes" qui a été fondée à Paris, en 1625, par Vincent de Paul.

La première pierre de ce couvent dont les travaux, dirigés par l'architecte Giacomo Bononnato, vont durer plus de 30 ans, est posée le 08 août 1678. Sur le linteau en marbre blanc du portail d'entrée situé côté mer, le commissaire génois a fait graver cette inscription latine :"Domus congregationis missionis, pitete et munificentia serenissimae".

Formé de 4 corps de bâtiment construits autour d'une cour centrale, ce véritable palais est choisi en 1979 pour devenir le siège du gouvernent de l'île rattachée désormais à la France. Le "palazzo" est réquisitionné et les missionnaires lazaristes confinés dans  un premier temps dans une seule aile du "bâtiment, sont finalement expulsés à la révolution par une loi du 10 juillet 1791.

Devenu le centre du pouvoir politique, le palais du gouvernement devient le siège officiel du gouvernement du royaume Anglo-Corse de 1794 à 1795.

De 1796 à 1799, de nombreux travaux sont effectués. Une partie du bâtiment devient le siège de l'administration centrale du département du Golo dont Bastia est le chef-lieu, le reste est transformé en caserne pour loger une partie de la garnison de la cité.

En 1811, après la fusion des deux départements du Golo et du Liamone et une nouvelle entité, la sous-préfecture de Bastia, partage ses locaux avec la mairie et la bibliothèque municipale qui monteront ensuite d'un étage pour laisser la place en 1815 à la Cour Royale (actuelle Cour d'Appel) qui déménagera en 1858 pour aller s'installer dans le nouveau palais de justice qui vient d'être inauguré. La mairie, la police municipale et la bibliothèque ayant déménagé en 1832 pour aller s'installer dans l'ancien couvent des Jésuites racheté par la ville, l'armée prend possession de tous les bâtiment de l'édifice qui devient la caserne Marbeuf.

En 1947, la caserne est rachetée par le ministère de l'Education nationale qui va réaliser des travaux afin de le converti en un établissement d'enseignement secondaire qui prendra en 1950 le nom de Lycée Marbeuf, malgré l'opposition d'une grande partie de la population.

Reconverti en Lycée d'enseignement professionnel en 1982, l'établissement porte aujourd'hui le nom de Lycée Jean Nicoli, héros de la résistance fusillé en 1943. 

 

 

LE PALAIS DE JUSTICE

Place Moro de Giafferi

La première pierre du bâtiment qui abrite le tribunal administratif de Bastia a été posée le 25 juillet 1852. Construit par l’entrepreneur Monlaü d’après les plans de l’architecte Cotin, l’édifice, a été inauguré le 12 mai 1858.

Le 21 avril 1932, la voûte de la salle d'audience et le toit du palais de justice de Bastia, s'effondrent brusquement pendant un procès d'assises. Cette tragédie causera la mort de 17 personnes et fera des dizaines de blessés. Le tribunal a été alors contraint de siéger à la maison Montesoro (*) située 2, rue du bastion, dans le quartier Terra vecchia.

Donnant sur la Piazza del olio, cette maison datant probablement de la fin du XVIème siècle, a appartenu à la famille de Pietro Montesoro, podestat de Bastia en 1715.

En 1943, le palais de justice a servi de siège à l'Etat-Major des troupes alliées.

A partir de 1946, il a été cédé au Département qui l'a transformé en maison de retraite. Il a été désaffecté au cours des années 1980 et racheté par l'État en 1990.

Classé monument historique en 1992, réhabilité et rénové en 1995, il héberge le tribunal administratif de Bastia depuis 1996.

 

 

LA GARE

Le 01 février 1888, la portion de la ligne Bastia-Corti est ouvertes aux voyageurs et le premier train de l’histoire des chemins de fer Corses quitte la gare du Fango.

Détruite par les bombardements en octobre 1943, La gare sera entièrement reconstruite en 1981.

La ligne ferroviaire Bastia-Ajaccio longue de 156 kms est une voie unique à écartement métrique.

 

 

LA FONTAINE DU CAVALLO ROSSO

En 1596, les génois avaient construit sur cet emplacement, devant la porte de Terra Nova, une fontaine ornée d'une sculpture représentant Saint-Georges sur un cheval rouge crachant de l'eau. Cette fontaine avait une grande utilité pour les habitants qui venaient y prendre de l'eau  et laver leur linge.

En 1776, la fontaine a perdu de son éclat en étant entièrement remaniée et au milieu du XIXe siècle, en 1860, sous le second empire, elle a pris la forme que nous lui connaissons aujourd'hui.

 

 

LA FONTAINE DE FICAGHJOLA

Elle a été construite en 1585 sur l'initiative du gouverneur Cataneo de Marini près de la petite plage du même nom. En 1771, on y ajoute un lavoir et des travaux d'embellissement sont entrepris. En 1946, les habitants du quartier Saint-Joseph (que l'on peut rejoindre par des escaliers) y érigent une petite statue de Notre Dame de Lavasina, en remerciement de la protection qu'elle leur avait accordée pendant les bombardements de septembre 1943 .

Chaque année, le 08 septembre, l'Archiconfrérie de Saint-Joseph célèbre A Madonna di Ficaghjola pour rappeler que ce jour là de nombreuses lavandières du quartier ont été miraculeusement épargnées par la chute d'un rocher qui s'était décroché de la paroi située au dessus du lavoir.

Boire l'eau de Ficaghjola a donné naissance à l'expression Bastiaise "Beie l'acqua di Ficaghjola " qui signifie "accepter de mauvaise grâce certains compromis" et "mettre de l'eau dans son vin".

 

 

LES ESCALIERS ET LE JARDIN ROMIEU

Le jardin doit son nom à un coutelier originaire de Langres, gendre d’un bourgeois bastiais qui fit don des grilles de l’escalier en 1871.Situé en contrebas du Palais des Gouverneurs et du bastion Saint-Charles, le jardin descend en terrasses successives jusqu'à la mer et mène jusqu’au vieux port sur lequel il débouche par un escalier monumental construit entre 1871 et 1874 d’après les plans de l’architecte bastiais Paul-Augustin Viale. Le jardin Romieu est inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

 

 

LES MAISONS BONAVITA ET ROMIEU

Quartier du Pontetto.

Il pontetto tient son nom du petit pont qui enjambait le ruisseau U Guadellu qui fut recouvert par la suite. Dans ce quartier, profondément meurtri par les bombardement de 1943, défiguré dans les années 1970, par le percement de la rue du Colle, se dressent encore les plus vieilles maisons de la ville historique.

  

 

LE THEATRE MUNICIPAL

Rue Favalelli.

Situé à l’origine sur la place de la comédie (aujourd’hui, la place du marché), le premier théâtre de Bastia, qui datait de 1774, avait été construit en bois à l’initiative de Marbeuf. Losqu’il fut détruit par un incendie, la municipalité  décida en 1874 de le remplacer. Andréa Scala, architecte italien de renom fut chargé de sa réalisation. Inauguré en 1879, le théâtre connu ses heures de gloire à la belle époque.En 1935, le théâtre fait office de tribunal et diverses affaires y sont plaidées. Le procès du bandit Spada reste l’affaire la plue médiatisée de cette période.

En 1943, la ville de Bastia est en partie détruite par les bombardements alliés et le théâtre est fortement endommagé. Après avoir été entièrement restauré il rouvrira ses portes au cours de l'année 1980.

 

 

LA MAIRIE

Place du marché.

A l'origine, le bâtiment appartenait à l'armée qui l'utilisait comme boulangerie. La municipalité en est devenue propriétaire en 1870 en l'échangeant contre le couvent Saint-Angelo. Le maire de l'époque, Ignace Bonelli, va alors faire de nouveau appel à Andréa Scala pour sa réhabilitation.

Les services municipaux vont y demeurer jusqu'en 1982. Ils seront ensuite transférés dans la nouvel Hôtel de Ville construit rond-point Nogues.

Quelques services, comme l'Etat-Civil fonctionnent encore dans la mairie de la place du marché.

 
 

L'EGLISE SAINT JEAN-BAPTISTE

4, rue Cardinal Viale Prelà.

Classée monument historique, l'église Saint-Jean-Baptiste est la plus grande église de Corse. Construite en 1583, elle fut par la suite jugée trop petite elle fut démolie puis reconstruite entre 1636 et 1666 sans être véritablement achevée un siècle après.

C’est seulement en 1860 que les travaux d’embellissement sont confiés à l’architecte Paul Augustin Viale. La façade de l’église est modifiée et une seconde tour clocher est ajouté à la première tour construite en 1810.

Le compte Marbeuf, qui avait exprimé le souhait d’être inhumé à Bastia, repose anonymement dans crypte de cette église. Une première plaque fut détruite par les révolutionnaires et remplacée par une inscription injurieuse qui disparut à son tour laissant la sépulture encore muette à ce jour.

L'église Sain-Jean-Baptiste a été classée monument historique en 2000.

 

 

LA PLACE SAINT NICOLAS

La plus grande place de Bastia mesure 280m de long sur 80m de large (soit plus de 22000 m2).

Créée au XVIIIème siècle, la place à souvent changé de nom en fonction des différents courants politiques : Place Narbonne sous Louis XV, place du champ de Mars pendant la révolution, place de Rivière sous la restauration (1816), place Louis-Philippe sous la Monarchie de juillet (1830-1848).

L'aménagement de la place Saint-Nicolas débute véritablement en 1834. On procède progressivement au comblement de l'anse du Fango grâce aux déblais provenant du creusement du tunnel ferroviaire. La petite chapelle (qui donnera plus tard son nom à la place) ainsi que l'hôpital, qui dataient du moyen âge et qui se trouvaient sur ce qui n’était alors qu’un vaste terrain vague, sont détruits en 1889 pour permettre le prolongement du boulevard Paoli. En 1894, on borde l’esplanade par une balustrade et en 1898 on y plante des platanes. En 1900, les travaux de terrassement et de comblement sont achevés. En 1907, on plante 50 palmiers phœnix achetés à une pépinière de Golfe-Juan.

 

 

LE SOUS-MARIN CASABIANCA

La réplique du sous-marin Casabianca a été inaugurée en 2002 pour remplacer l’original qui s’était fortement dégradé avec le temps.

Symbole de la résistance  corse, le Casabianca a effectué de nombreuses missions périlleuses. Ayant réussi à quitter la rade de Toulon pendant le sabordage de la flotte en novembre1942, il effectua ensuite la liaison entre la Corse et l'Algérie dans le cadre de la mission Pearl Harbour. Son rôle aura été déterminant pour la libération de l'île en septembre 1943.

Le Casabianca est désarmé en 1952 et ferraillé en 1956.

 

 

LE MONUMENT AUX MORTS

Place Saint Nicolas.

La statue en bronze du monument aux morts, conçue d’après les plans de l’architecte François Fratacci, est une œuvre des sculpteurs Louis Patriarche et Pekle Jean-Mathieu érigée vers 1920 à la mémoire des morts de la guerre 1914-1918. Elle représente une mère Corse offrant son troisième enfant à la patrie. Cependant de nombreux Corses y voient plus précisément la représentation de cette mère corse, Marguerite Paccioni du Niolu : Elle se présente à Paoli, et lui dit : "Général, j'avais trois fils; deux sont morts dans les guerres précédentes. Les magistrats prétendent que celui qui me reste est exempt du service : je ne le pense pas. J'ai vu la patrie en danger et j'ai fait quinze lieues pour vous l'offrir".
Le monument, installé sur un nouveau piédestal, a été inauguré le 06 janvier 1935.

 

 

LE KIOSQUE A MUSIQUE

Place Saint Nicolas.

Le kiosque à musique construit sommairement en 1898 a été totalement repensé et reconstruit en fonte de fer par l’entreprise de fonderie Orléanaise Guillot-Pelletier. Il a été inauguré en 1908.

 

 

LA STATUE DE NAPOLEON

Place Saint Nicolas.

La statue de Napoléon habillé en empereur romain, œuvre du sculpteur italien Lorenzo Bartolini et dont une copie est visible à Florence a été commandée par Maria-Anna, la sœur de Bonaparte et réalisée entre 1811 et 1813. Cependant, Napoléon étant tombé en disgrâce, on suppose que vers la fin de 1813, ses opposants s’introduisirent dans son atelier à Carrare et y brisèrent un grand nombre de ses œuvres, en particulier celles ayant trait aux Bonaparte.

Fort heureusement, celle que l’on retrouve Place Saint Nicolas à Bastia a échappé à ce carnage, le maître ayant eu la riche idée de la faire transporter quelques temps avant cela dans une église d’une cité voisine. Une fois qu’il eu réintégré son domicile florentin, Bartolini pu la récupérer et la conserva jusqu'à sa mort, n'ayant plus personne à qui la livrer.

Ce n’est que le 24 décembre 1852 que la ville de Bastia en fait l’acquisition grâce à une souscription bénévole. Le monument, mesurant 6,70m de haut, sculptée en Italie et acheminée de Livourne à Bastia par le brick Le Valery-Jean remorqué par le bateau à vapeur l’Industrie entre dans le vieux port. Elle ne sera inaugurée que deux ans plus tard, le 15 juin 1854.

 

 

LA PLACE DU MARCHE

Autrefois appelée place du théâtre en raison du premier théâtre de Bastia érigé en son milieu, la place du marché est située sur Terra vecchia. Sur la place une naïade en marbre blanc, sculpture de Pierre Pardon.

 

 

LE PALAIS CARAFFA

4, rue Chanoine Letteron.

Inscrite au patrimoine des monuments historiques en 2009, cette imposante bâtisse construite en 1612 a souvent changé de propriétaire. Son dernier occupant, fut en 1775 le riche notable bastiais, Giovan Battista de Caraffa qui devint Maire de Bastia en 1789.

Ce palais qui renferme des collections impressionnantes d'objets, de meubles et de tableaux a été acquis en 2003 par la municipalité qui souhaite le transformer en musée.

 

 

LA FONTAINE DES JESUITES

E tre funtane

4, rue Chanoine Letteron.

Au bas de l'immeuble Caraffa, cette très vieille fontaine que les vieux bastiais nomment encore E tre funtane a été refaite vers 1574.

 

 

LA FONTAINE DE LA CONCEPTION OU DU DAUPHIN

Place de la fontaine neuve.

Cette fontaine a été construite en 1787 sous le règne de Louis XV. Elle a été restaurée en 1904 par Auguste Gaudin maire de Bastia de 1888 à 1912.

 

 

LE PALAIS CARDI

U palazzu Cardi - 5, rue des terrasses.

Originaire du village de Cardo, cette riche famille s'est installée à Bastia et y a fait construire cette maison vers 1602. Le portail de l'entrée principal auquel on accède par un double escalier terminé en terrasse est surmonté d'un bas relief sculpté en ardoise de Lavagna qui représente deux femmes nues entourant le blason de la famille Cardi.

 

 

LE CIMETIERE

Avenue Sampiero Corso.

Selon la tradition génoise les morts étaient ensevelis dans les églises jusqu’à la fin du XVIII ème siècle jusqu’à ce que l’administration française décide de réquisitionner dans le quartier du Castagnu, une partie des jardins du couvent de Saint Angelo alors propriété des Franciscains réformés. C’est à cet emplacement situé un peu au dessus du palais de justice actuel que le premier cimetière de Bastia fut créé en 1770. Jugé trop proche  de la ville à laquelle il cause des nuisances olfactive, la municipalité décide d’en construire un nouveau et confie sa réalisation à l’architecte Paul Augustin Viale. En 1847, le cimetière est provisoirement déplacé au lieu dit Paratoghju et en septembre 1848, la commune achète un terrain au lieu dit Porette dans le quartier Montesoro situé à la sortie de Bastia. Le nouveau cimetière est officiellement  inauguré le 02 novembre 1849.

Le 4 octobre 1943, par un tragique manque de communications, le cimetière, la gare, une partie de la ville et le port sont bombardés par l’aviation américaine alors que tous les Allemands ont déjà quitté la ville.

Le 30 octobre 2013, le nouveau cimetière de Bastia situé à l’Ondina et le premier crématorium ouvre leurs portes.

 

 

L'AQUEDUC DE MONTEPIANO

Route se Saint Florent.

Un Octroi était installé à Montepiano et les commerçants devaient payer une taxe pour entrer en ville avec leur marchandises.

  

 

U CIMBALU

Cours César Vezzani, place Louis Capazza.

La maison Abbati, que l'on voit sur cette photo date du XVIIIe siècle. Cette construction dont la forme bizarre avait été imposée par la nécessité du terrain, faisait penser à un clavecin et c'est pour cette raison que les Bastiais l'appelaient "U Cimbalu".

Un jour, pour mettre fin aux interrogations répétées du voisinage, son propriétaire excédé fit inscrire sur la façade de la maison cette réplique devenue célèbre : "Chi t’importa a tè, cuglione / Se cusì vole u padrone " (Que t’importe à toi, couillon / si le patron le veut ainsi).

Détruite en partie par les bombardement en 1943, la façade "rabotée" que l'on peut voir à partir du cours Cesar Vezzani surprend et soulève aujourd'hui des questions d'un autre ordre.

Les peintures en trompe-l'oeil ont été réalisées en 1988 par Jean-Paul Mattei à la demande du propriétaire des lieux. L’œuvre représente une façade de maison et des personnages ayant marqué l’histoire de Bastia. On peut y voir, de haut en bas et de gauche à droite, le gouverneur Leonello Lomellini, le baron Galeazini, la contre-révolutionnaire Fiora Oliva, le chanoine Letteron, le maire Émile Sari, les trois plus grands ténors bastiais : Vezzani, Luccioni et Brunini et la fameuse réplique qui est toujours là pour répondre de nouveau à nos interrogations.

 

 

COLLEGE SIMON VINCIGUERRA

2, boulevard Paoli.

La première pierre du collège des Jésuites a été posée en 1612. En même temps dans son enceinte était construite la chapelle Saint-Ignace. Sous la révolution, après l'expulsion des Jésuites, l'ensemble des bâtiments est occupé par l'administration.

Par une ordonnance du 24 août 1838 le collège municipal devient le collège Royal et pour accueillir les étudiants qui viennent de toute la Corse, on procède en 1840 à l'agrandissement du bâtiment en construisant deux étages supplémentaires. Sous la deuxième République le collège devient lycée.

En 1859, sous le règne de Napoléon III, il est rebaptisé Lycée impérial.

Au cours de la première guerre  (1914-1918) le lycée est réquisitionné pour être transformé en hôpital militaire.

Au cours des bombardements de 1943, l'aile droite du bâtiment dans laquelle se trouve la bibliothèque est détruite et en 1946, une partie des élèves sont relogés dans la caserne Marbeuf qui devient propriété de l'éducation nationale. En 1966, le lycée étant devenu trop petit, tous les élèves sont transférés  dans leur nouvel établissement.

L'ancien collège des Jésuites redevient alors un collège et prend le nom de collège du vieux lycée.

C'est en 1992, qu'il sera rebaptisé collège Simon Vinciguerra.

Après plus de 400 ans d'existence, ce lieu chargé d'histoire, sans doute le plus vieil établissement de l'île, est menacé et les élèves se battent pour sa sauvegarde.

 

 

MAISON BARBAGGI RIVAROLA

7, rue du Général Carbuccia (ex rue du Lycée).

Cette maison du XVIIIème siècle appartenait à l'origine à la famille Barbaggi. Giuseppe Barbaggi était l'époux de Dionisa De Paoli, fille de Clemente et nièce de Pasquale. Une plaque indique que ce dernier y séjournait lors de ses venues à Bastia. Cette maison communiquait avec les jardins de l'ancien couvent des Ursulines.

 

 

MAISON VARESE

Située tout en bas de la rue du Colle, cette immense bâtisse fortifiée appartenaient à une riche famille d'origine génoise qui s'était établie en Corse au XVI ème siècle. Les Varese ont donné cinq podestats à la ville de Bastia entre 1568 et 1718. Maria Angelica Varese, née Cecconi, fut la maîtresse du gouverneur Marbeuf .

 

 

MAISON CASTAGNOLA

Cette maison de 4 étages, située au 4 rue des Terrasses date du XVII ème siècle. Ces riches propriétaires étaient les rivaux des Cardi, une autre famille voisine qui habitaient juste en face d'eux.

La maison des Cardi était plus grande que celle des Castagnola qui avaient fait graver au dessus de leur portail cette inscription significative "col tempo".

Les voûtes du  vestibule sont ornées de magnifiques fresques qui représentent la bataille de Lépante en 1571 et la ville de Loretto. Le vestibule, la cage d'escalier, la façade avec les deux bas-reliefs et la toiture sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1993.

 

BASTIA NOSTALGIE

 

 

LE CYRNOS PALACE HOTEL

La construction du Cyrnos-Palace, œuvre de l’architecte Simon-François Fratacci,  a commencé en 1903. L'inauguration n'a cependant eu lieu que 8 ans plus tard, le 8 avril 1911. Ce hôtel qui rivalisait avec les plus beaux palaces de la Côte-d'Azur, éclairé à l'électricité, luxueusement meublé, disposait d'une salle de concert et de conférence ainsi que de somptueux salons de réception.

Une salle de casino avait été également prévue mais malheureusement en septembre 1943, lors des bombardements de l'armée américaine, le Cyrnos-Palace est détruit.
Cet hôtel, était situé au fond de la place Saint-Nicolas, à l'emplacement actuel de la nouvelle mairie de Bastia.

 

 

LES CINEMAS

La première séance de cinéma au lieu à Ajaccio, au théâtre Saint-Gabriel en 1887.

A Bastia, au numéro 20 du boulevard Paoli, le Splendor-Cinéma, propriété de Toussaint Maestracci,  projette sa première séance le 15 août 1908. Les films sont muets mais accompagnés au piano. A l'entrée le spectateur peut lire que la salle est parfumée et qu'une tenue correcte est exigée.

En 1906 c'est autour de l'Edison-Concert, d'ouvrir ses portes rue Miot. A la fois cinéma et salle de concert, il ne durera que jusqu'en 1913 et deviendra la Samaritaine, un magasin de tailleurs pour homme.

La même année, le cinéma Fémina est inauguré au numéro 4 de la rue Salvatore Viale. Située dans les locaux de l'ancienne poste, la salle, dans laquelle se trouve un piano destiné à accompagner les projections muettes, est sommairement équipée de 110 chaises en guise de fauteuils. Le Femina cessera son activité en 1935.

En 1916, au Grand Café français situé à l'angle du cours Sébastiani, le propriétaire du Splendor-Cinéma ouvre une deuxième salle.

Le 08 septembre 1922, le Régent-Cinéma, vient offrir aux spectateurs bastiais une vaste salle de projection équipée de 900 places et d'une grande scène avec sa fosse d'orchestre. Aujourd'hui, le Régent qui a été divisé en 4 salle, ne compte plus que 660 places d'Art et Essai pour une fréquentation annuelle qui n'a plus rien de comparable avec les années 80.

Sur le quai des Martyrs, le cinéma Eden va ouvrir le 08 décembre 1934. Il dispose d'un aménagement confortable et d'une véritable sonorisation.

En janvier 1939, sur ce même quai des Martyres, on inaugure le luxueux cinéma Le Paris qui servira de cadre à de nombreuses manifestations sportives et artistiques.

C'est le 08 octobre 1958 que s'ouvre, au 1 rue de la Miséricorde, le Studio-Cinéma. Il dispose aujourd'hui de deux salles pour une capacité totale de 530 places et reste avec le régent le seul cinéma encore en activité.  

 

 

LA MARINE DE FICAGHJOLA

Route du front de mer

En 1977, la construction de la route du bord de mer et le percement du tunnel sous le vieux port ont provoqué la disparition de la marine de Ficaghjola.

 

 

LES ABATTOIRS

La caserne des pompiers

Le centre de secours des pompiers est le plus ancien de l'île puisqu'il a été créé en 1943. Installé à ses débuts dans une salle du théâtre de Bastia qui venait d'être bombardé, il a déménagé en 1981 pour s'installer dans des locaux préfabriqués aux anciens abattoirs qu'ils ont ensuite quitté pour s'installer à Saint Joseph en attendant la construction de leur nouvelle caserne.

 

 

L'OCTROI

Quartier Saint Joseph

Il y avait à cette époque 4 octroi à Bastia : celui de Saint-Joseph, celui de la rue du Colle, celui de Montépianu et celui de Toga.

Cette douane locale était une contribution indirecte sur les marchandises en provenance de l'extérieur de la commune et devait être acquittée  par tous les commerçants qui transportaient des denrées importantes telles que du vin, de l'eau-de-vie, du café, du sucre, etc...

Datant du XIIIème siècle, l'octroi fut aboli en 1791 puis rétabli. Annoncée à plusieurs reprises sa suppression fut définitivement décidée le 02 juillet 1943 sous le gouvernement de Pierre Laval.

 

PAR LES RUES DE BASTIA

 

 

Dans les années 1870, Bastia ne cesse de s'accroître. La ville s'étale vers le nord en larges rues qui se croisent à angle droits, bordées de beaux immeubles. Sur le boulevard de Toga (actuelle avenue Emile Sari), on construit en 1917 l'église Notre Dame de Lourdes.

Sur les hauteurs de la ville, le long de la route de Saint-Florent (actuel boulevard Benoite Danesi) de riches notables y font construire de somptueuses demeures et d'autre constructions imposantes voient le jour :  L'asile des vieillards (actuel foyer notre Dame) en 1882 et le pensionnat Saint-Joseph (actuel lycée Jeanne-d'Arc) en 1898.

 

 

RUE CESAR CAMPINCHI

Rue de l'Opéra.

Cesar Campinchi (1882-1941) était un avocat et un homme d'état. Il était marié avec la fille  d'Adolphe Landry. Il fut député de la Corse de 1932 à 1940.

 

 

BOULEVARD PAOLI

C'est une des principales artères de la ville qui s'étend du palais de justice jusqu'à l'avenue du Maréchal Sebastiani.

 

 

RUE SALVATORE VIALE

Le magistrat, écrivain et poète Salvatore Viale (1787-1861) a été le premier à employer la langue Corse dans une oeuvre littéraire intitulée "la Dionomachia".

 

 

MONTEE DES PHILIPPINES

A Filippina

Cette rue part de l'entrée de la citadelle pour pour monter jusqu'à Saint Antoine (Sant'Antò) d'où l'on peut voir un magnifique panorama de la ville de Bastia.

 

 

RUE CAMPANARI

Carrughju Sumerà

Cette rue où il y avait des fabricants de cloches (Campane) portait aussi le nom de carrughju sumerà (nom raccourci de "sumeraghju") en raison des nombreux ânes (sumeri) qui y circulaient.

 

 

RUE SAINTE ELISABETH

Sucollu Santa Lisabetta

Dans cette rue dont le nom sucollu signifie "au dessus du col", fut créé en 1734 le "conservatorio delle Oneste figlie di Santa Elisabetta" qui deviendra plus tard la "communauté des soeurs du bon pasteur". L'orphelinat, dirigé par des religieuses, se consacrait à l'éducation des jeunes filles abandonnées.

Les jeunes garçons quand à eux, étaient élevés dans un orphelinat dirigé par les sœurs Dominicaines. Il était situé dans les locaux de l'ancien hospice génois à la Citadelle.

 

 

RUE CHANOINE LETTERON

Carrughju drittu

Au XIXème siècle cette rue était une des principales artères de la ville. Elle était habitée par des familles aisées et de nombreux commerce s'y étaient installés.

 

 

PLACE Mgr J.GASCO

U Giardinè

 

 

RUE NOTRE DAME

Strada dritta

 

 

RUE SAINTE CLAIRE

Carrughu Santa Chiara

(dans le prolongement de la rue des remparts et de la rue de l'évéché, les escaliers de cette rue passent devant Sainte Claire pour rejoindre la rue du Chjostru et descendent vers la poudrière que les vieux Bastiais nomment encore aujourd'hui "U Chjostru".

 

 

RUE DE LA MARINE

 

 

RUE DU PRESBYTERE

Carughju Giustiniani

Dédié à l’Annonciation, l’oratoire de la confrérie de Sainte-Croix (la plus ancienne confrérie de bastia) a été construit en 1543 sur un terrain appartenant à la basilique Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale du pape. En 1600, l’édifice est reconstruit dans ses proportions actuelles. Il abrite en particulier le Christ noir qui selon la légende aurait été découvert en mer en 1428 par deux pêcheurs. L'église a été classée monument historique en 1931.

 

 

RUE DES TERRASSES

E terrazze

Cette rue est une des plus anciennes artères de Bastia. Elle a été nommée ainsi en raison des nombreuses terrasses formant perron à l'entrée des immeubles.

 

 

RUE DE L'EVECHE

Carughju Palazzu Viscuvile

La rue de l'Evéché et le palais Episcopal.

Le siège de l'ancien Evéché qui se trouvait auparavant à Mariana, a été transféré à Bastia en 1570.

Ce bâtiment s'étend en profondeur et comportait 32 pièces principales. Abandonné sous la révolution, le palais sera de nouveau occupé en 1797 par l'armée et servira de logement aux officiers du Génie jusqu'au début des années 2000.

 

 

RUE DU CLOITRE

Carrughju Zerbi

Une vieille rue dans la citadelle.

 

 

LA RUE DU COLLE

Dans le cadre de la réhabilitation du quartier du Pontetto meurtri par les bombardements, la municipalité de Bastia a décidé en 1962, le percement de la rue du Colle. Cette opération a nécessité la démolition côté Pontetto, d'une quarantaine de parcelles sur toute la longueur de la rue.

 

 

 

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Dernière mise à jour pour cette page : 10 février 2018