COPYRIGHT:  Décembre 2007 - Jacques Simon TIMOTEI
Bibliographie Livre d'or ***
 

 

 

 COUTUMES ET CROYANCES CORSES

USI CORSI

 

 Vous pouvez écouter sur cette page un extrait de la chanson "Amerindianu" interprétée par DIANA DI L'ALBA

 

J'ai souvent entendu répéter ces mots: "In corsica, tanti paesi, tante usanze" (en corse, autant de villages, autant d'habitudes). Chaque région de l'île a su conserver comme autant de trésors, ses traditions, ses usages et ses coutumes.

A Travers les siècles, la tradition orale a perpétué le mythe de l'étrange et du merveilleux. La mémoire des Corses, chargée d'histoire et de culture, s'est transmise de génération en génération jusqu'en des temps pas très lointains.

Aujourd'hui, lorsque ce passé dilué nous parvient à travers les bribes du souvenir de notre enfance, nous cherchons à en restituer l'essence avec parfois une nostalgie infinie.

Un lieu, des visages graves sur quelques photos jaunies, nous interrogent et nous plongent dans un univers révolu d'us, de coutumes et de croyances.

 

Chaque village, chaque hameau a son église. Devant cette église il y a le plus souvent un arbre: un chêne, un châtaignier, un  olivier, quelquefois un tilleul,  mais jamais un noyer car son ombre est mauvaise: "Ne t'endors jamais sous un noyer!" conseille le dicton.

Habitués à vivre dans un univers de silence et de solitude, dans leurs villages où ne passait aucune route, les bergers étaient portés vers le mystérieux.

Ils lisaient l'avenir dans les oeufs, dans l'omoplate d'un agneau sacrifié, croyaient aux mauvais esprits, à ces Steghe (sorcières) qui prenaient l'apparence de vieilles femmes ou savaient se rendre invisibles afin de s'introduire la nuit dans les maisons pour boire le sang des petits enfants.

Ils croyaient fermement aux Acciatori, ces esprits invisibles qui, au détour d'un chemin, armés d'une hache, se jetaient sur les passants et leur fendaient le crâne.

Ils croyaient aux présages qu'ils devinaient dans le vol des oiseaux, l'aspect du ciel, le comportement des animaux.

Ils ont vu les Spiriti (les esprits) défiler en procession et récitant le chapelet devant la porte des agonisants, entendu les roulements de tambour annonçant une mort prochaine...

La religion se mêlait aux pires superstitions.

 

 

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Dernière mise à jour pour cette page : 29 octobre 2016